Informations

Bénéfices de l'hydroponie

Les nombreux avantages de cette culture expliquent probablement son développement. En effet, par rapport à la culture en sol, la croissance des plantes est plus rapide et les besoins en eau inférieurs. En hydroponie, la plante se nourrit uniquement avec l’eau qu’on lui apporte. Pour la plupart des systèmes hydroponiques, c’est un circuit fermé. Un bac ou l’on place la solution nutritive (leur nourriture : eau + engrais) et ensuite une pompe l’envoie sur les racines de la plante pour ensuite revenir dans ce bac. La culture hydroponique est très utilisée en intérieur, elle permet une automatisation totale de la culture : éclairage, ventilation, température, humidité… La culture hors sol permet également de cultiver différentes plantes au même endroit, sans préparation particulière de la terre. Le travail est donc simplifié. De plus, avec cette méthode il est possible de cultiver toutes les plantes : légumes, fleurs, fruits et même arbres, buissons, culinaires, décoratives etc… Concernant la qualité du produit cultivé, notons un bel aspect esthétique, la conservation du produit plus longue et l’utilisation moindre d’insecticides ou autres produits phytosanitaires.

bene 

Définition de l'hydroponie: l’hydroponie ou culture hydroponique (ou agriculture hors-sol), du grec πονος (ponos, « le travail » ou « l’effort ») et ὕδωρ (hudōr, « l’eau »), est la culture de plantes réalisée sur un substrat neutre et inerte (de type sable, pouzzolane, billes d'argile, laine de roche etc.). Ce substrat est régulièrement irrigué d’un courant de solution qui apporte des sels minéraux et des nutriments essentiels à la plante. La culture hydroponique est très présente en horticulture et dans la culture forcée de certains légumes sous serre. Cette technique de culture s’est développée pour aboutir aujourd’hui à l’aéroponie et sa variante l’ultraponie. Elle permet d’accélérer le processus de maturation des fruits grâce à un rythme nycthéméral plus rapide et permet plusieurs récoltes par an. L’état sanitaire de ces cultures est contrôlé par des pesticides ou produits phytosanitaires. Pour que les végétaux poussent de manière optimale, ils ont besoin de lumière (qu’elle soit naturelle ou artificielle), d’une température stable et tempérée, d’une hygrométrie de l’air suffisante ainsi que d’une oxygénation satisfaisante des racines, enfin d’une nourriture adéquate en suffisance composée d’eau, de sels minéraux et d’oligo-éléments. Les plantes possèdent un métabolisme qui est capable d’assimiler des aliments et de les éliminer sous forme de déchets, comme bon nombre d’êtres du règne du vivant. Êtres vivants immobiles, les plantes assimilent leur nourriture sous forme d’eau minéralisée grâce à leurs racines, et l’énergie nécessaire pour métaboliser par la lumière. Dans la nature, c’est le sol qui joue le rôle de réservoir de sels nutritifs.

Il est cependant très rare d’avoir un sol de qualité qui possède tous les éléments nécessaires à la vie des végétaux dans des proportions optimales ; de plus, l’acidité adéquate est propre à chaque plante et peut grandement varier en fonction du terrain, de la météo ou encore des saisons. Les cultures potagères et les cultures de fleurs, par exemple, nécessitent un pH se situant entre 5.5 et 6.5 (acide). Le sol possède de l’humus contenant des agents chélates, appelés aussi substances tampons, substances qui ont le pouvoir de garder l’acidité du sol à l’équilibre en absorbant des substances qui y sont en excédent, pour les libérer éventuellement lorsque les conditions varient. Dans le cas des cultures hors-sol, les cultures se déroulent sans terre, se libérant ainsi des contraintes liées aux cultures terriennes classiques. La culture hors-sol est une nouvelle technique alternative de culture des végétaux qui peut être mise en place dans des exploitations horticoles de toutes tailles. Pouvant constituer, semble-t-il, une réponse aux problèmes d’eau et de pollution que connaît notre planète, être au service des chercheurs qui utilisent cette technologie pour faire des recherches sur les végétaux, que ce soit pour les plantes médicinales ou encore pour les micro-organismes embarqués dans les vaisseaux spatiaux.

 

Les besoins des plantes

En plus des nombreux éléments présents dans nos engrais (oligo-éléments, minéraux...), les plantes ont besoin de trois éléments essentiels : l'AZOTE (N), responsable de leur croissance, le PHOSPHORE (P), responsable de la production des fleurs, des fruits et de l'enracinement et enfin le POTASSIUM (K), garant de leur vigueur et de leur bonne santé.

NPK

Les engrais : les engrais sont des substances organiques ou minérales, souvent utilisées en mélanges, destinées à apporter aux plantes des compléments d'éléments nutritifs, de façon à améliorer leur croissance, et à augmenter le rendement et la qualité des cultures. L'action consistant à apporter un engrais s'appelle la fertilisation. Les engrais font partie, avec les amendements, des produits fertilisants. La fertilisation se pratique en agriculture, horticulture, sylviculture et lors des activités de jardinage. Les engrais sont utilisés depuis l'Antiquité, où l'on ajoutait au sol, de façon empirique, les phosphates des os, calcinés ou non, l'azote des fumures animales et humaines, le potassium des cendres.

Les engrais sont généralement caractérisés par leur teneur en NPK. NPK est un sigle qui signifie azote, phosphore et potassium, d'après leur symbole chimique. Ces éléments chimiques se retrouvent principalement dans les engrais, lesquels ont une composition variable adaptée aux besoins de chaque type de plantes.

Les symptômes

symp

Vos plantes peuvent parfois manifester des signes de carences. Référez-vous au tableau ci-dessus. Assurez-vous cependant de ne pas nourrir vos plantes en excès.

Les carences : les carences en éléments principaux (azote, phosphore, potassium, magnésium) sont peu courantes en zone tempérée. Ce sont des troubles de la nutrition minérale qui peuvent s'observer au moment des fortes croissances du printemps (« faim d'azote » des céréales qui présentent un jaunissement caractéristique). Une fumure adaptée permet d'y remédier. Par contre, les sols tropicaux, souvent pauvres, induisent fréquemment des carences marquées en éléments majeurs (sauf sur les sols jeunes d'origine volcanique ou les sols tourbeux). Les carences (primaires ou induites) en oligo-éléments sont plus fréquentes. On y remédie notamment par des apports au sol ou des pulvérisations foliaires, une fois l'élément responsable identifié. Dans la plupart des cas, la cause n'est pas la déficience d'un seul élément. L'observation directe sur le terrain fournit au moins autant de réponses (et d'interrogations) que les analyses. Au sol, le traitement des carences induites nécessite quelquefois une modification du pH par chaulage (cas typique de la carence en molybdène).

On peut aussi traiter par des apports d'oligo-éléments sous une forme organique (naturelle ou de synthèse), moins sujette que les sels minéraux équivalents à un blocage par le sol. On fait souvent appel, pour cela, à des agents « chélatants », qui réagissent (en usine) avec les oligo-éléments en formant des chélates (de fer, de cuivre, de bore, de zinc, etc). Ces chélates sont assez stables, au sol, et leur évolution vers une forme insoluble (donc, inassimilable par les racines) est plus ou moins lente, en fonction de l'agent chélatant de départ, du pH du sol, de la luminosité etc. Cette technique a ses limites et pour le manganèse, par exemple, il n'existe pas, à l'heure actuelle, de « chélate » stable dans les sols alcalins (calcaires). On peut donc être amené à faire les corrections par voie foliaire. Par voie foliaire, les apports correctifs peuvent se faire par pulvérisation de solution de sels solubles (chlorures, sulfates, nitrates), ou de chélates (DTPA, HEDTA, EDTA, etc.) du ou des éléments nécessaires. Les quantités apportées seront moindres que par le sol et plusieurs traitement sont nécessaires, dans la plupart des cas. Les traitements devront se faire à un moment où les feuilles resteront mouillées assez longtemps, pour améliorer la pénétration.

Les corrections intervenant au début des manifestations de carences sont plus efficaces, car mieux assimilées, et permettent, le plus souvent, de mener les récoltes à leur maturité.

Page 1 sur 2